Voici comment adopter la Beehive sans se tromper cet automne :
Les sixties n’ont décidément pas dit leur dernier mot. Alors que l’icône Dolly Parton vient de nous quitter, son aura et celle des grandes divas de cette décennie continuent de faire vibrer la beauté contemporaine. Cette saison, c’est la Beehive, coiffure XXL à la hauteur vertigineuse, qui revient sur le devant de la scène. De quoi donner à la rentrée un petit supplément de drama capillaire…
La Beehive, coiffure iconique des 60's
Le Beehive, littéralement “ruche” en anglais, doit son nom à sa silhouette bombée qui évoque une petite ruche posée au sommet de la tête. La coiffure est généralement construite en crêpant généreusement les cheveux afin de créer un volume spectaculaire, avant de les lisser et de les fixer pour conserver cette architecture aérienne. Popularisée par la coiffeuse américaine Margaret Vinci Heldt, qui imagine la “Beehive” en 1960, elle devient rapidement l’un des emblèmes capillaires de la décennie. Sa hauteur assumée contraste avec les coiffures plus sages des années précédentes et accompagne parfaitement l’effervescence esthétique des sixties. À l’époque, elle séduit aussi bien les chanteuses que les actrices et les icônes de mode. Dusty Springfield l’adopte avec ses longues mèches blondes, tout comme Ronnie Spector, dont la silhouette capillaire devient indissociable du style des Ronettes. Audrey Hepburn en propose une version sophistiquée dans Breakfast at Tiffany’s, tandis que Brigitte Bardot popularise en France des coiffures volumineuses qui participent au même imaginaire. Plus tard, Amy Winehouse la remettra au goût du jour dans une version XXL, presque sculpturale. Entre rétro assumé et extravagance, la Beehive reste ainsi l’une des coiffures les plus reconnaissables de l’âge d’or des sixties.
Comment bien porter la Beehive cet automne ?
Cet automne, la Beehive revient, mais sans forcément reproduire à l’identique l’exubérance des années 1960. Les nouvelles générations en reprennent les codes pour les adapter à une beauté plus contemporaine, parfois franchement spectaculaire, parfois beaucoup plus subtile. Sienna Spiro s’inscrit notamment dans ce revival avec des coiffures qui jouent sur la hauteur et le volume, tandis que Lily Allen en propose des interprétations plus rétro et assumées. Pour adopter la tendance sans tomber dans le costume vintage, tout se joue dans le dosage. On peut miser sur une version littérale, avec un crêpage généreux, une masse bombée et une finition parfaitement structurée. À l’inverse, quelques centimètres de hauteur au sommet du crâne suffisent à évoquer la silhouette de la Beehive sans en reprendre toute l’architecture. Sur cheveux détachés, en demi-queue ou intégrée à un chignon, elle s’adapte ainsi à toutes les envies. L’idée est de conserver le volume comme élément central, tout en laissant les longueurs plus souples. Pour l’automne, on l’imagine particulièrement bien avec une texture légèrement travaillée et un bandeau aux tons doux, comme l'arborait il y a peu Zendaya. Résultat : le parfait match entre l’esthétique sixties et les codes beauté d'aujourd'hui. La preuve en images, avec les plus jolies réinterprétations de cette coiffure culte :
