En juin dernier, une nouvelle figure rejoint le cercle des Bright Young People de Jonathan Anderson pour la collection printemps-été 2027 de sa marque éponyme. Son nom vous est certainement familier, tant il convoque à lui seul tout un imaginaire : Dree Hemingway. Mais c’est bien la petite-fille de cette figure de la littérature américaine qui a séduit le créateur irlandais, à la tête de JW Anderson et désormais de la création de Dior. Fin août, le duo dévoile une nouvelle collaboration à l'occasion de la nouvelle collection Twisted Denim qui met en scène la mannequin et actrice Dree Hemingway et son partenaire, Nick Delli Santi, photographiés ensemble pour la première fois. Une collection de pièces confectionnées à partir de coton japonais, dont chaque modèle unisexe est réalisé au Japon par des artisans spécialisés dans le travail du denim, avant d’être subtilement twisté par le regard de Jonathan Anderson.
L’occasion de republier notre conversation avec l’Américaine à l’allure de West Village girl, qui a quitté New York, son premier amour, et partage désormais son temps entre Rome et Los Angeles, lorsqu’elle n’est pas sur un plateau de cinéma en plein tournage. Après une année 2026 riche, marquée par son rôle de Daryl Hannah, dans la série évènement Love Story de Ryan Murphy consacrée au destin de John F. Kennedy Jr. et Carolyn Bessette-Kennedy, Dree poursuit sa route avec l’élégance naturelle et la confiance discrète qui la caractérisent. Rencontre.
Depuis la série Love Story, et même avant, vous incarnez une certaine idée de la New-Yorkaise. Quel lien entretenez-vous aujourd'hui avec la ville ?
Dree Hemingway. New York, c'est tout mon cœur. J'y ai vécu près de quinze ans. C'est la ville qui m'a façonnée.
Les années 1990 sont partout à nouveau : dans la mode, la musique, la pop culture. Comment percevez-vous ce retour ? Y a-t-il une autre décennie dont l'esprit créatif vous fascine ?
Je suis ravie que les années 1990 soient de retour. Leur style incarne une forme de rébellion discrète, et j'adore ça. Le XIXᵉ siècle était aussi incroyablement décadent du point de vue de la mode. On en retrouve aujourd'hui certaines influences, avec les corsets ou les jupons, revisités de façon plus déconstruite par des créatrices comme Dilara Findikoglu ou Vivienne Westwood. J'aimerais vivre dans un monde où tout le monde serait extrêmement bien habillé, sans coiffure sophistiquée ni maquillage. C'est tout à fait mon univers.
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Qu'est-ce qu'avoir du style selon vous ?
Je pense que tant qu'on reste fidèle à soi-même, on ne peut pas se tromper. J'aime explorer différents motifs et différentes couleurs, mais toujours avec un détail un peu décalé, un peu imparfait.
Qui sont vos principales inspirations en matière de style ?
Cher, lorsqu'elle n'est pas en représentation, est absolument magnifique. Lauren Hutton. Charlotte Rampling. Marilyn Monroe dans Les Désaxés. Alain Delon dans La Piscine. Diane Keaton.
Les campagnes de JW Anderson ressemblent à un tableau du cercle de Jonathan Anderson, comme une Nouvelle Vague créative. Comment avez-vous rejoint ce clan ?
J'adore Jonathan. J'ai toujours admiré son talent et sa singularité. Je suis très reconnaissante d'avoir été accueillie dans son univers.
Qu'est-ce qui vous séduit dans l'univers de Jonathan Anderson ?
Tout y est très fantaisiste, tout en restant incroyablement portable. Il y a ce mélange entre des vêtements très sophistiqués et une touche un peu grunge qui me plaît énormément.
Vous partagez aujourd'hui votre temps entre Rome et Los Angeles, deux villes aux énergies très différentes. Qu'aimez-vous le plus dans cette double vie ?
Pour être heureuse, j'ai besoin de vivre dans une ville où l'on marche, et il n'y en a aucune comme Rome. Los Angeles est l'endroit où je me repose et où j'hiberne ; Rome est celui où je me sens inspirée.
Qu'est-ce qui rend la Fashion Week de Paris si particulière selon vous ?
Pour moi, Paris est l'épicentre de la mode. Être au premier rang, défiler ou présenter sa collection à Paris représente le plus grand des honneurs.
Quelles sont vos obsessions du moment ?
Les jupes crayons mi-longues. Les lunettes de soleil. Et un t-shirt blanc parfait.
Quelle est, selon vous, la plus grande idée reçue sur le style ?
Que le style dépend des grandes marques ou des vêtements hors de prix. Le vrai style réside dans la façon dont on se tient et dans la confiance que l'on dégage. Ce qui fonctionne sur une personne ne fonctionnera pas forcément sur une autre. Il faut expérimenter.
Quel est votre conseil beauté le plus inattendu ?
Un massage du visage tous les matins, comme un mini drainage lymphatique. Puis de la vitamine C, suivie d'une protection solaire.
À quoi ressemble votre été idéal ?
Une jupe crayon. Un t-shirt. Des lunettes de soleil amusantes. Des ballerines ou des tongs. Et un sac qui a du caractère.
Votre mantra ?
Less is more…



