
Au pied du Mont Ventoux, ce couple new-yorkais s'est marié dans un château provençal du 18ème siècle

Le 27 juin dernier, Katherine et Steven ont quitté la Grosse Pomme pour le décor de carte postale de la Provence, le temps d'un week-end de noces habité, sincère et profondément romantique, comme une chanson d'amour.
“Some say love, it is a river. That drowns the tender reed. Some say love, it is a razor. That leaves your soul to bleed”. Les premières notes de “The Rose” de Bette Midler résonnent dans l'air doux de cette journée de juin tandis que Katherine, divine en robe crème voluptueuse Elizabeth Lee, remonte l'allée de cyprès afin de dire “oui” à l'homme de sa vie. Une mélodie qui n'a pas été choisie par hasard puisque ce slow culte des années 1980 fut la bande-son d'un week-end de décembre au lac Mohonk, durant lequel Steven a demandé la jeune femme en mariage, après dix ans d'une relation idyllique née sur les bancs de l'université de Cleveland. “Nous venions de dîner lorsque nous sommes tombés sur un concert de jazz. Nous nous sommes installés au balcon et, vers la fin, le groupe a joué une reprise de “The Rose”. Aucun de nous deux ne connaissait ce morceau, mais le moment avait quelque chose de magique. Le lendemain, après le brunch, j'ai emmené Katherine marcher jusqu'au lac Mohonk et je l'ai demandée en mariage ” se souvient Steven, musicien new-yorkais connu sous le nom de S. Raekwon. Il était évident que la musique occupe une place priviligiée dans cette cérémonie orchestrée à Carpentras, dans le Château Martinay, une majestueuse demeure 18ème flirtant avec le Mont Ventoux, bercée par les cymbalisations des cigales. Quelques heures avant de dire “oui” à son tour à Katherine, le futur marié donnait le ton des festivités en jouant au petit matin quelques mélodies au piano, dont, peut-être, celle de “Katherine's Song”, ultime titre de son album dédié à sa fiancée.
Puis, la voix puissante de Bette Midler a laissé place au son cristallin de la harpe – instrument joué par Katherine durant l'enfance – avant d'offrir le devant de la scène à un orchestre déambulatoire, qui a joué pendant le cocktail et tout au long du dîner – où l'on dégustait un riz croustillant au thon, des tomates anciennes et une pavlova géante – passant de table en table pour recueillir les désirs musicaux des invités : “L'un de nos moments préférés de la soirée fut lorsque l'orchestre a ramené tout le monde à l'intérieur du château après le dessert. Ils ont joué “Dancing Queen” et, à la dernière note, le DJ a enchaîné directement sur le même titre pour lancer la piste de danse.” Sur le dancefloor ont défilé, dans une parfaite harmonie, tubes 1980's, pop 2000's et hip hop 2010's : “Nous voulions l'esprit d'une grande fête de maison, et la musique a parfaitement porté cette énergie.” Et si l'énergie venait à s'essouffler passé minuit, les invités pouvait compter sur des cheeseburgers servis en renfort en fin de soirée, et une symphonie de cocktails frappés, soigneusement personnalisés par les mariés : “Nous avons composé une carte des vins et des cocktails à notre image, avec par exemple un ourson en gélatine, le bonbon préféré de Steven, en garniture de son cocktail signature.”
Avec ce supplément d'âme qui a fait toute la différence, le secret de ce mariage conjugué au plus-que-parfait résidait sûrement dans l'implication toute personnelle du couple qui n'a pas hésité à y glisser quelques délicates attentions et autant de grigris sentimentaux. Comment ne pas être touché par la présence de ces deux lapins en peluche, fils conducteurs de l'événement, que l'on pouvait apercevoir sur les housses de coussin, les nappes et l'entièreté de la papeterie ? : “Avant que je ne parte étudier en Australie, après notre première année ensemble, Steven m'avait offert un lapin en peluche qu'il avait confectionné avec sa tante et sur lequel il avait brodé un cœur. Il en avait gardé un identique auprès de lui, pour que nous soyons toujours ensemble. Les lapins nous ont accompagnés partout depuis, y compris lors du voyage de la demande et de celui du mariage.” Ou encore par cette élégante robe de chambre portée par Katherine lors de sa mise en beauté, confectionnée à partir de la robe de mariée de sa grand-mère ? : “Ma famille m'a surprise avec ce peignoir sur mesure. C'était totalement inattendu, et cela comptait beaucoup d'avoir une part d'elle auprès de moi.” Et enfin par ces cartes postales vintage en guise de cartons de placement, annotées d'un petit mot pour chaque invité ? : “Nous avons chiné plus de cent cartes postales françaises anciennes sur eBay et Etsy, et écrit un mot personnalisé pour chaque couple ou chaque invité”
Ce mariage profondément authentique et harmonieux s'est achevé sur un brunch dominical, au bord de la piscine, scellant cinq jours de festivités pensées “comme un voyage” avec plusieurs escales – d'une croisière romantique sur la Seine à une balade bucolique dans les champs de lavande. Et lorsque l'on demande au couple ce que symbolise cette union, après plus de dix ans d'amour, le lien avec la musique – encore et toujours la musique! – n'est jamais bien loin : “Une vie à deux ressemble à une chanson. Et comme nous nous sommes rencontrés très jeunes, nous avons eu la chance d'écrire la musique de nos vies ensemble, en grandissant et en changeant avec elle. Pour nous, le mariage est la promesse de ne jamais cesser d'écrire cette chanson. C'est la promesse de lui laisser la place de changer à mesure que les années nous changent. Et quelle que soit la chanson qu'elle devienne, de continuer à l'écrire ensemble.” Pourvu qu'elle est des airs d'“Endless Love”…



































































