Backstab
| Backstab | |
| Pays | |
|---|---|
| Périodicité | Bimestrielle, voire mensuelle |
| Date de fondation | Octobre 1996 |
| Date du dernier numéro | 2005 |
| Propriétaire | FC Publications Darwin Project |
| ISSN | 1276-9436 |
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Backstab est un magazine traitant des jeux de rôle, jeux vidéo, wargames, jeux de société et jeux de cartes à collectionner. Il était édité par FC Publications, une société appartenant à Asmodée et Halloween Concept. Fondé en , il paraît jusqu'en 2005. Son nom signifie « coup de poignard dans le dos » en anglais ; c'est en particulier le nom d'une attaque spéciale des personnages roublards dans le jeu de rôle Donjons et Dragons.
Historique
[modifier | modifier le code]Backstab est apparu en avec un fascicule gratuit numéroté « numéro 0 ».
Il est d'abord une licence française du magazine anglais Arcane édité par Future Publishing, avec une partie du contenu spécifique au marché français. Très vite, les articles français passent en majorité et Backstab prend définitivement son indépendance lorsque Future cesse la publication d'Arcanes.
Asmodée se retire du projet au bout d'un an, il sera ensuite récupéré par la société Darwin Project en 2001 à la fin d'activité d'Halloween Concept.
Au cours de sa publication, il est le plus souvent bimestriel malgré une période mensuelle.
Ses rédacteurs en chef, par ailleurs auteurs de jeux de rôle, sont dans l'ordre : Ben (Benoit Clerc, patron de la société d'édition Sans peur et sans reproche), Croc (ce qui fait parfois penser aux gens que le magazine était édité par Asmodée), Julien Blondel (auteur de Prophecy et Vermine), Patrick Renault et Cyril Pasteau.
Backstab cesse de paraître après le n°51 d'avril-. Il est brièvement remplacé dans les kiosques au printemps 2005 par Fantasy.rpg, toujours publié par Darwin Project[1]. Ce nouveau magazine se concentre sur les jeux publiés en français, dans le but d'attirer un public plus large que Backstab, très éclectique. Il connaît un unique numéro avant d'être interrompu par la liquidation de Darwin Project en été 2005[2].
Spécificités
[modifier | modifier le code]Par rapport à d'autres magazines de jeu de rôle, et en particulier à Casus Belli, le principal concurrent à l'époque, Backstab se démarque surtout par ses nombreuses critiques de jeux. Là où Casus Belli adopte un ton souvent décrit comme « neutre bienveillant » quand il critique un jeu, Backstab se distingue à son lancement par un ton plus agressif et irrévérencieux.[réf. nécessaire]
Le sociologue Olivier Caïra compare Backstab à d'autres magazines français de jeux de rôle tels que Dragon radieux et Chroniques d'outre-monde qui, bien que « relativement pérennes », ont disparu, ce qu'il considère comme caractéristique du taux de mortalité important des magazines, éditeurs et structures professionnelles dans le milieu du jeu de rôle sur table[3], qu'il qualifie de « proto-industrie de loisir »[4]. Julien Pirou remarque lui aussi la durée de vie limitée de ces magazines, le principal titre français, Casus Belli, ne réussissant à perdurer qu'au fil de plusieurs disparitions et reprises[5].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Lottes Loukoum, « Chronique de Backstab n°51 », sur bastion.free.fr (consulté le )
- ↑ « Darwin Project », sur leconservatoiredujeu.fr (consulté le )
- ↑ Caïra 2007, p. 35.
- ↑ Caïra 2007, p. 28.
- ↑ Pirou 2020, p. 92.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- [Caïra 2007] Olivier Caïra, Jeux de rôle, les forges de la fiction, Paris, CNRS Éditions, , 311 p., poche (ISBN 978-2-271-06497-4, OCLC 269320326, LCCN 2007444002)
- [Pirou 2020] Julien Pirou, La grande aventure du jeu de rôle : toute l'histoire, des origines à nos jours, Paris, Ynnis, , 208 p. (ISBN 978-2-37697-165-8, OCLC 1224495541), p. 172-177
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- « Couvertures de Backstab », sur fanzines.jdr.wiki.free.fr (consulté le )

