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ACTE III.
Le théâtre change & repréſente un ſallon richement meublé.

Scène PREMIERE.
LE COMTE, GERMEUIL.
Le Comte.
Montalais eſt-il rentré ?
Germeuil.
Je ne l’ai point vu depuis ce matin, qu’il m’a quitté avec la douleur & l’affliction peintes ſur le viſage. Je crois, Monſieur, que ce jeune homme eſt amoureux. C’eſt une maladie qui ſe gagne ſi facilement !
Le Comte.
Un ſentiment tendre fait le bonheur des ames ſenſibles, quand l’objet que l’on aime eſt digne de notre attachement.
Germeuil.
Comment le ſavoir ? On a de la peine à lire ſur une figure rebarbative, & comment pourroit-on voir ſur un viſage attrayant, ce qui ſe paſſe dans le cœur ! Les femmes ſont ſi adroites !